Ciguë

Description :

La ciguë est une plante herbacée ronde, à tiges dressées, pouvant atteindre 1 à 2 mètres de hauteur.

Les tiges entièrement glabres (sans poils, mais couvertes d'une pruine bleuâtre, détersile), cylindracées, creuses, cannelées, très rameuses, sont tachetées de rouge-pourpre notamment dans la partie inférieure. Elles se prolongent par une racine principale pivotante. La tige ne se développe que lors de la deuxième année de croissance à partir de la racine principale en forme de carotte grêle blanchâtre, donnant quatre rangées de racines secondaires.

Les feuilles sont alternes, molles, à limbe grossièrement triangulaire, très découpées et divisées (composées deux ou trois fois). Elles atteignent jusqu'à 50 cm de longueur sur 40 de large. Leur pétiole est creux et tacheté.

Les fleurs, qui n'apparaissent généralement que la seconde année, sont petites, blanches, longuement pédiculées et groupées en ombelles, composées de 10 à 20 rayons d'ombellules d'inégale longueur (15-30 mm).

Les fruits sont des noix de 3 mm sur 2 mm, ovoïdes à sphériques, munis de dix côtes longitudinales saillantes.

La plante tout entière dégage une odeur désagréable, rappelant l'urine de souris ou de chat, surtout quand on la froisse.

Ciguë

Symbole de bravoure (qui n'a entendu parler de la mort de Socrate?)

la ciguë blanche déclare : « la mort ne me fait pas peur », mais c'est un vrai courage, et non une vantardise : « je braverai la mort s'il le faut ».
La bleue souffre : « je vous suis attachée, mais j'en suis malheureuse ».
     
Gravure provenant de l'encyclopédie Bordas (1992)

La ciguë (du latin cicuta) est surtout connue pour sa dangereuse toxicité.

La grande ciguë peut atteindre 2 mètres, la petite ciguë est la plus toxique.

Les deux ont des tiges rameuses et des fleurs blanches ou bleues élancées, en parapluie à partir du sommet de cette tige.

Le poison contenu dans la ciguë n'est redoutable que dans les régions méditerranéennes ou, en général, chaudes.

On rapporte de source sûre (Linné) qu'au Canada et en Europe du Nord, les animaux et les hommes en mangent avec plaisir.

Historique :

Son emploi pour l'exécution des condamnés à Athènes est connu.
Mais - toujours dans l'Antiquité -, on pratiquait de même en Espagne et en Provence.

Les magiciens de Babylone s'en servaient pour étendre sur la ville la protection des astres.

Les Iraniens passaient à la ciguë la lame des couteaux sacrificiels, dont la force était alors décuplée.

La Ciguë tachetée ou Grande Ciguë1 (Conium maculatum L.) est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Apiacées (Ombellifères). Très toxique, elle était à la base du poison officiel des Athéniens, la plus célèbre victime étant le philosophe Socrate.